Comme celle de la plupart des animaux domestiques, l’origine du chat domestique est probablement composite. Certains pensent que les races à poil court descendent de F.
sylvestris libyca, un chat sauvage africain apprivoisé par les Égyptiens vers 2500 av. J.-C., et croisé avec des petits chats sauvages d’Europe. D’autres considèrent les races à poil long issues du chat sauvage asiatique, F. sylvestris manul. Les chats n’ont ensuite guère évolué au fil des siècles. Ils ont conservé la même taille, le même poids ( 3,6 kg en moyenne à l’âge adulte) et leur instinct de chasseur solitaire.En Égypte, le chat fut introduit par un
pharaon de la XIIIe dynastie, Sésostris. Le chat occupa très rapidement une place importante dans l’Égypte ancienne, qui le déifia sous les traits de Bastet, la déesse-chat. On saluait ses talents de souricier, les rongeurs étant considérés comme un véritable fléau pour les productions agricoles de la vallée du Nil. Les Égyptiens se servaient également des chats pour la chasse. Attachés à une laisse, ils aidaient à attraper les oiseaux. Abattu à l’aide d’un boomerang, le volatile tombait à terre, puis était rapporté par le chat préalablement libéré. Parce qu’ils avaient une raison d’être économique et qu’ils symbolisaient la fécondité au sein d’une famille, les chats étaient vénérés à tel point que certains d’entre eux furent momifiés et ensevelis avec leurs maîtres, ou dans des cimetières spécifiques.Défiant l’interdit de la loi égyptienne, des marins phéniciens emportèrent clandestinement des chats hors du pays et les échangèrent au même titre que d’autres trésors du Proche-Orient. C’est ainsi qu’ils se répandirent dans tout le pourtour méditerranéen. Des fouilles ont apporté la preuve que les chats furent également introduits dans les îles Britanniques par les Romains.
Au Moyen Âge, les chats étaient redoutés et détestés. En raison de leurs habitudes nocturnes, on les accusait de fréquenter le diable. Leur association prétendue avec les sorcières leur valut d’être l’objet de nombreuses cruautés, et ce pendant plusieurs siècles. Ce fut à l’occasion de la terrible épidémie de peste véhiculée par les rats (appelée
Peste noire), au milieu du XIVe siècle, en Europe, que leurs talents de prédateurs furent reconnus et appréciés. Il fallut attendre la Renaissance pour voir l’Homme se réconcilier véritablement avec le chat. Membres de la famille royale, de la cour ou paysans, tout un chacun se devait dès lors de posséder un chat.Le chat a également eu une grande importance sur le continent asiatique. Ainsi, l’Inde lui a toujours réservé une place à part, notamment dans les cérémonies religieuses ou occultes. En Chine et en Thaïlande, les chats étaient adorés en tant que divinités. La fascination pour les chats n’était toutefois pas seulement une caractéristique de l’Ancien Monde. Ainsi, en Amérique du Sud, les Incas vénéraient également les chats. Par ailleurs, on en trouve des représentations dans l’art péruvien précolombien.
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